Les festivités de fin d'année riment souvent avec convivialité, joie, et... quelques kilos supplémentaires. Mais est-ce une fatalité ? Découvrons ensemble comment naviguer entre les plaisirs de la table et la gestion de notre poids.
En moyenne, un adulte prend entre 0.5 et 1 kg par an[1]. Sur plusieurs années, cette augmentation progressive peut mener à l'obésité. Des études indiquent que la majeure partie de cette prise de poids se produit durant la période des fêtes de fin d’années[2].

Les fêtes de fin d'année marquent le début de la « saison de la gourmandise », une période d’une petite trentaine de jours qui s'étend jusqu'à la fin du Jour de l'An. Bien qu'elle ne constitue que 8 % de l'année, cette période contribue largement à la prise de poids annuelle pour de nombreuses personnes[3]. Car le poids pris pendant les fêtes n'est généralement pas perdu durant les mois suivants[4].
L’arrivée des balances connectées a permis le suivi régulier du poids de millions de personnes dans le monde. Une équipe de chercheurs a pu se procurer et analyser les données pondérales de près de 3000 personnes, réparties au Japon, aux États-Unis et en Allemagne[3].
Pour les trois pays, le poids des participants a augmenté de 0.7 % (soit 0.6 kg) chez les participants des États-Unis, de 1 % (soit 0.8 kg) chez ceux d'Allemagne durant la saison des fêtes de Noël et du Nouvel An, et de 0.7 % (soit 0.5 kg) chez les participants du Japon durant la Golden Week (série de quatre jours fériés).
Vous allez certainement vous dire que cet article est là pour vous recommander de manger sainement pendant les fêtes. Eh bien non !
Ce que vous mangerez pendant les fêtes vous regarde, et personne ne devrait vous faire culpabiliser de vouloir profiter de ces importants moments de plaisirs culinaires et sociaux.
Cependant, il est bon de connaître vos options. La première est de manger ce qui vous plaît pendant le réveillon, dans la quantité que vous désirez. Cette option est judicieuse si vous êtes sûr que :
- Votre plaisir de manger ne sera pas gâché par des désagréments tels que des maux de ventre ou l'aggravation d'un problème de santé.
- L’excès du réveillon ne sera pas perçu par votre cerveau comme une invitation à multiplier les excès pendant le reste des fêtes.
Gardez en tête que la stratégie du « C'est exceptionnel, je mangerai sain dès demain » fonctionne pour certains, mais échoue pour la plupart.
Alors, vous sentez-vous confiant à propos de ces deux points ?
Si oui, vous pouvez arrêter de lire. Sinon, découvrez les trois stratégies que je vous propose pour limiter les prises de poids du réveillon :
- Discutez ou mangez, mais ne faites pas les deux en même temps : Si vous êtes concentrés sur une discussion, posez votre fourchette le temps d’être de nouveau en mesure de vous concentrer pleinement sur ce que vous mangez. En plus de montrer l’intérêt porté à vos interlocuteurs, vous profiterez de chaque bouchée de ce repas de fêtes.
- Sélectionnez judicieusement les premiers plats : Certains aliments réduisent l’appétit. Les manger en premier vous permettra de limiter ceux dont la densité énergétique est la plus forte. Par exemple, en commençant par l’eau, les fruits de mer, la viande, ou les légumes, vous réduirez naturellement les quantités d’escargots, foie gras, pain, pommes de terre, desserts et fromages.
- Adaptez votre alimentation autour des fêtes : Vous pouvez manger différemment les jours précédents et suivants le réveillon, mais manger ce que vous voulez pendant la fête elle-même. Par exemple, des études ont montré qu'un type spécifique de jeûne intermittent était efficace pour la perte de poids[5]. La restriction énergétique intermittente (IER), aussi appelée « régime 5:2 », est une technique qui consiste à réduire de façon substantielle l’apport calorique pendant deux jours par semaine, et à manger normalement pendant cinq jours. Durant les deux jours de réduction, il est possible de réduire l'apport alimentaire à 500 voire à zéro calorie par jour.
Quoi qu'il en soit, peu importe votre stratégie, l'important est de profiter des festivités et du temps passé avec vos proches. Après tout, la fin d'année est une période pour célébrer et se faire plaisir.
Consultez nos sources
- Fryar, C. D., Gu, Q., & Ogden, C. L. (2012). Anthropometric reference data for children and adults; United States, 2007-2010.
- Andersson, I., & Rössner, S. (1992). The Christmas factor in obesity therapy. International journal of obesity and related metabolic disorders: journal of the International Association for the Study of Obesity, 16(12), 1013-1015.
- Helander, E. E., Wansink, B., & Chieh, A. (2016). Weight gain over the holidays in three countries. New England Journal of Medicine, 375(12), 1200-1202.
- Yanovski JA, Yanovski SZ, Sovik KN, Nguyen TT, O'Neil PM, Sebring NG. A prospective study of holiday weight gain. N Engl J Med. 2000;342(12):861-867. doi:10.1056/NEJM200003233421206
- Harvie MN, Pegington M, Mattson MP, et al. The effects of intermittent or continuous energy restriction on weight loss and metabolic disease risk markers: a randomized trial in young overweight women. Int J Obes (Lond). 2011;35(5):714-727. doi:10.1038/ijo.2010.171